DIAGNOSTIC

01.

L'IMMERSION

Toute mission de diagnostic s’ouvre sur une rencontre avec les lieux. Avant toute interprétation, le bâtiment est parcouru avec un regard disponible, attentif à son organisation, à ses usages, à ses volumes et aux liens qui se tissent entre ses différentes composantes. De cette première immersion naît une perception d’ensemble qui guide peu à peu la lecture de l’ouvrage.

02.

LA LECTURE

L’observation se prolonge à l’extérieur, où l’édifice livre les premiers indices de son histoire et de sa construction. Son implantation dans la parcelle, ses alignements, ses mitoyennetés, la composition de ses volumes ou l’épaisseur de ses corps de bâtiment participent à la compréhension de sa structure. Les façades, par leurs proportions, leurs matériaux, leurs singularités ou leurs altérations, renseignent souvent sur l’époque de construction, les techniques employées et l’état de conservation de l’ensemble. Les combles, lorsqu’ils sont accessibles, complètent cette lecture par des indices plus discrets : présence des souches de cheminée, répartition des pleins et des vides, continuité des percements ou organisation générale de l’édifice.

La reconnaissance intérieure révèle ensuite la manière dont le bâtiment s’organise et se tient. Murs porteurs, cloisons, planchers, escaliers, charpente, couverture, menuiseries, revêtements ou dispositifs de ventilation sont observés dans leur fonction propre mais également dans les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres. Peu à peu se dessine la logique constructive de l’ouvrage, faite d’équilibres, d’adaptations et parfois de transformations successives.

03.

L'ANALYSE

Cette lecture du bâti se poursuit enfin par l’exploration de son contexte et de sa mémoire. L’histoire du site, les évolutions de l’édifice, la nature des sols, les conditions climatiques et l’ensemble des connaissances susceptibles d’éclairer son fonctionnement viennent enrichir les observations de terrain. Le diagnostic se construit alors à la rencontre du regard et du savoir, dans la volonté de comprendre autant les fragilités de l’ouvrage que les qualités qui fondent sa permanence et orientent son devenir.